Définition simple
La céphalée de tension est typiquement décrite comme une douleur de type pression/serrement, souvent bilatérale, parfois comme un « casque » autour de la tête. Elle peut s’étendre vers/depuis le cou et être influencée par le stress ou des facteurs musculosquelettiques cervicaux.
Les symptômes typiques
Les critères diagnostiques internationaux et les recommandations cliniques convergent vers ces caractéristiques fréquentes : douleur bilatérale, qualité “pressing/tightening” (non pulsatile), intensité légère à modérée, non aggravée par l’activité physique habituelle, sans nausées/vomissements (et au plus une des deux : photophobie ou phonophobie).
Épisodique ou chronique
On parle généralement de forme épisodique quand les céphalées surviennent sur moins de 15 jours par mois, et de forme chronique quand elles surviennent sur 15 jours ou plus par mois pendant plus de 3 mois.
La forme chronique peut être plus invalidante et nécessite souvent une stratégie structurée (habitudes, prévention, gestion du surusage médicamenteux, approche non pharmacologique).
Comment differencier céphalée de tension et migraine ?
| Céphalée de tension | Migraine | |
| Type de douleur | Pression / Serrement | Pulsatile / battements |
| Activité physique | Pas aggravée par l’activité normale | Souvent aggravée par l’activité |
| Nausée / Vomissements | En général absents | Fréquents possibles |
| Photo / phonophobie | Au plus une des deux | Les deux peuvent coexister |
| Durée | De 30 min à plusieurs jours / semaines selon formes | Typiquement heures à 2–3 jours |
Si vous avez des signes évocateurs de migraine (douleur pulsatile, nausées, photophobie + phonophobie, aggravation à l’effort), il peut être utile de consulter aussi la page “Migraine”
Le diagnostic : comment savoir si c’est une céphalée de tension ?
Le diagnostic est le plus souvent clinique : l’objectif est d’identifier le type de céphalée, la fréquence, les déclencheurs et les facteurs d’entretien.
NICE recommande, si un agenda de céphalées est utilisé, de noter au minimum pendant 8 semaines la fréquence/durée/intensité, les symptômes associés, les médicaments (y compris OTC), les déclencheurs possibles et (si pertinent) le lien avec les règles.
Dans les céphalées primaires typiques, l’imagerie n’est en général pas demandée “juste pour rassurer” ; elle est plutôt réservée aux situations atypiques ou avec drapeaux rouges.
Quand faut-il consulter en urgence ?
Certaines céphalées nécessitent une évaluation urgente (car elles peuvent être secondaires à une cause grave). Consultez rapidement (urgence/112/consultation médicale selon le contexte) si vous avez par exemple : céphalée brutale “coup de tonnerre”, déficit neurologique nouveau, altération de conscience, céphalée avec fièvre/raideur méningée, céphalée déclenchée par effort/Valsalva, céphalée nouvelle inhabituelle ou aggravation rapide.
Traitement de la céphalée de tension
Soulager une crise
À titre informatif, NICE propose en traitement aigu d’envisager aspirine, paracétamol ou AINS (selon préférences et risques), et déconseille les opioïdes pour la céphalée de tension.
Important : l’objectif n’est pas de multiplier les prises ; une utilisation trop fréquente d’antalgiques peut entretenir des céphalées par surconsommation médicamenteuse (MOH).
Prévenir l’effet “rebond”
ICHD‑3 définit le MOH comme une céphalée sur ≥ 15 jours/mois chez une personne ayant déjà un trouble céphalalgique, avec surconsommation régulière > 3 mois de médicaments de crise.
Les seuils dépendent des classes : par exemple triptans ≥ 10 jours/mois ; antalgiques non opioïdes ≥ 15 jours/mois (cumulés).
Si vous suspectez ce mécanisme, un avis médical est recommandé : l’ajustement/arrêt doit être encadré, surtout en cas de chronicité.
Approches non médicamenteuses : où la kinésithérapie peut aider
On parle généralement de forme épisodique quand les céphalées surviennent sur moins de 15 jours par mois, et de forme chronique quand elles surviennent sur 15 jours ou plus par mois pendant plus de 3 mois.
La forme chronique peut être plus invalidante et nécessite souvent une stratégie structurée (habitudes, prévention, gestion du surusage médicamenteux, approche non pharmacologique).






