Prothèse de genou (arthroplastie) – rééducation en kinésithérapie à Etterbeek
La prothèse de genou (arthroplastie) est une intervention chirurgicale qui remplace tout ou partie de l’articulation lorsque le cartilage est fortement usé (souvent par arthrose) et que la douleur ou la raideur limitent la marche, les escaliers et les activités du quotidien.
Après l’opération, la kinésithérapie est une étape centrale pour récupérer la mobilité, la force et une marche efficace, tout en contrôlant la douleur et le gonflement.

Symptômes fréquents après l’opération
Il est courant de ressentir, surtout les premières semaines :
- Douleur post-opératoire (variable selon les jours et l’activité)
- Gonflement (œdème) du genou, parfois de la jambe
- Raideur et difficulté à plier / tendre complètement
- Faiblesse du quadriceps (difficulté à “tenir” le genou)
- Sensation d’instabilité, appréhension, boiterie
- Difficulté dans les escaliers, pour se relever d’une chaise, pour marcher longtemps
- Troubles du sommeil liés à l’inconfort
Ces éléments évoluent généralement de manière progressive avec la rééducation, la reprise d’activité adaptée et le temps de cicatrisation.
Causes et facteurs favorisants
La décision de poser une prothèse est le plus souvent liée à :
- Arthrose avancée du genou (cause la plus fréquente) avec douleurs importantes
- Déformation progressive (varus / valgus), perte de fonction et limitation de marche
- Douleurs persistantes malgré un traitement conservateur bien conduit (exercices, adaptation d’activité, infiltration selon avis médical, etc.)
- Séquelles de traumatismes (fracture, lésions ligamentaires/ méniscales) pouvant accélérer l’usure
- Certaines pathologies inflammatoires (selon avis du spécialiste)
Après l’intervention, la douleur et la raideur sont principalement liées à la chirurgie, à la réaction inflammatoire locale (œdème), à la cicatrisation, et à la diminution temporaire de la force musculaire.
Quand consulter en kinésithérapie ?
La kinésithérapie démarre en général très tôt (souvent dès l’hôpital et dans les jours suivant le retour à domicile), selon les consignes du chirurgien.
Vous pouvez consulter :
- Dès la sortie de l’hôpital pour organiser un cadre clair de rééducation
- Si vous avez une raideur qui s’installe (pliage/tension qui stagnent)
- Si la marche reste très limitée, si la boiterie persiste
- Si la douleur ou le gonflement vous empêchent d’augmenter progressivement l’activité
- Si vous avez du mal à gérer les escaliers, le transfert assis/debout, la reprise de conduite ou la reprise du travail
Signaux d’alerte
Contactez rapidement votre médecin/chirurgien (ou les urgences selon le contexte) si vous observez :
- Douleur importante au mollet, gonflement marqué, chaleur/rougeur (suspicion de phlébite)
- Essoufflement brutal, douleur thoracique, malaise (urgence)
- Fièvre, frissons, écoulement anormal de la cicatrice, rougeur qui s’étend (suspicion d’infection)
- Douleur qui augmente fortement et ne cède pas malgré le repos et les médicaments prescrits
- Perte brutale de fonction, chute, traumatisme direct sur le genou opéré
Bilan en kinésithérapie
Lors des premières séances, le bilan vise à objectiver votre point de départ et à adapter précisément le programme. Il comprend généralement :
- Analyse de la douleur (intensité, déclencheurs, évolution dans la journée)
- Observation de la cicatrice (selon phase) et du gonflement
- Mesure de la mobilité (extension, flexion) et comparaison avec les objectifs attendus
- Évaluation de la force (quadriceps, fessiers, mollets) et du contrôle du genou
- Analyse de la marche (boiterie, appui, utilisation de cannes, endurance)
- Tests fonctionnels adaptés au stade : lever de chaise, équilibre, escaliers (progressifs)
- Identification des freins : appréhension, manque de sommeil, difficultés à domicile, etc.
Prise en charge en kinésithérapie
La rééducation est progressive et s’adapte à votre stade de récupération. Les priorités typiques sont :
Phase initiale : douleur, gonflement, récupération du mouvement
Objectifs :
- Diminuer l’œdème et améliorer le confort
- Récupérer progressivement l’extension (tendre) et la flexion (plier)
- Réactiver le quadriceps et sécuriser la marche
Moyens fréquents :
- Stratégies anti-œdème : mouvements adaptés, élévation, conseils de rythme, marche dosée
- Exercices de mobilité (doux et réguliers)
- Activation musculaire (quadriceps, fessiers) à faible charge
- Rééducation de la marche avec aides (cannes) si nécessaire
- Education : “dosage” effort/repos, gestion de la douleur post-op
Phase intermédiaire : force, stabilité, marche efficace
Objectifs :
- Renforcer progressivement quadriceps, fessiers, chaîne postérieure
- Améliorer la stabilité et le contrôle du genou
- Augmenter l’endurance à la marche et réduire la boiterie
- Reprendre les escaliers de façon plus fluide
Moyens fréquents :
- Renforcement progressif (charges, répétitions, tempo, amplitude)
- Travail fonctionnel : assis/debout, step-up, proprioception
- Travail d’endurance (marche, vélo selon tolérance)
- Mobilité entretenue (éviter l’installation de raideur)
Phase avancée : autonomie et retour aux activités
Objectifs :
- Reprendre les activités du quotidien sans limitation majeure
- Reprendre certaines activités sportives compatibles (selon avis médical)
- Consolider la confiance et l’efficacité du mouvement
Moyens fréquents :
- Renforcement plus complet, travail de puissance/endurance
- Exercices spécifiques à vos besoins (travail, loisirs, marche longue, escaliers)
- Plan de maintien à long terme
Exercices et conseils à domicile
L’objectif est de bouger souvent, sans “sur-casser” le genou. En pratique :
- Préférez plusieurs petites doses dans la journée plutôt qu’une seule grosse séance
- Alternez mouvement, marche courte, repos et récupération
- Surveillez le gonflement : s’il augmente nettement d’un jour à l’autre, diminuez temporairement la charge et reprenez progressivement
- La régularité est plus importante que l’intensité les premières semaines
Exemples d’exercices souvent utilisés (à adapter à votre situation et aux consignes chirurgicales) :
- Mobilité douce : flexion/extension guidée, “glissés” du talon
- Activation quadriceps : contraction isométrique, extension contrôlée
- Renforcement progressif : assis/debout, mini-squats, step-up bas
- Marche dosée : augmenter par paliers (durée/ fréquence) plutôt que “tout d’un coup”
Évolution et délais
Les délais varient selon le type de prothèse, l’état de départ, la gestion de la douleur, la raideur et votre niveau d’activité.
En général :
- Les premières semaines : priorité à la mobilité, la marche sécurisée et la diminution du gonflement
- Ensuite : progression de la force et amélioration de la marche/escaliers
- Sur plusieurs mois : consolidation, endurance, reprise d’activités plus longues
Ce qui compte surtout :
- une progression régulière,
- un bon dosage charge/récupération,
- et des objectifs réalistes, adaptés à votre contexte.
Combien de temps dure la rééducation après une prothèse de genou ?
La durée varie selon le type de prothèse, l’état de départ et les objectifs du patient. La récupération fonctionnelle se construit sur plusieurs mois, avec une progression de la mobilité, de la force et de l’endurance.
Est-il normal d’avoir encore mal plusieurs semaines après l’opération ?
Oui. Une douleur fluctuante, surtout liée à l’activité et au gonflement, est fréquente. L’objectif de la kinésithérapie est de permettre une progression tout en contrôlant ces symptômes.
Peut-on monter les escaliers normalement après une prothèse de genou ?
Oui, mais cela nécessite un travail spécifique de force, de contrôle et de coordination, notamment du quadriceps et des muscles de hanche.
Quand reprendre le travail ou la conduite ?
Cela dépend du type d’activité professionnelle, du genou opéré et de la récupération fonctionnelle. Le kinésithérapeute aide à objectiver cette reprise en sécurité.
Pathologies liées
Selon votre histoire et votre bilan, certaines problématiques peuvent être associées ou confondues avec une gêne du genou :
- Arthrose du genou (avant chirurgie)
- Raideur post-opératoire du genou
- Douleurs fémoro-patellaires
- Tendinopathie rotulienne ou quadricipitale
- Instabilité / faiblesse du quadriceps
- Douleurs de hanche ou de dos influençant la marche
Appel à l’action (à placer en fin de page)
Vous êtes en rééducation après une prothèse de genou et vous souhaitez un plan clair, progressif et adapté à votre quotidien ?
Prenez rendez-vous pour un bilan et un programme de rééducation structuré, avec des objectifs concrets (mobilité, marche, escaliers, retour aux activités).
