Sciatique

Sciatique (douleur irradiée dans la jambe) – prise en charge en kinésithérapie à Etterbeek / Bruxelles

La sciatique désigne le plus souvent une douleur qui part du bas du dos ou de la fesse et descend dans la jambe, en suivant le trajet du nerf sciatique. Sur le plan médical, on parle souvent de radiculalgie, c’est-à-dire une irritation ou une compression d’une racine nerveuse au niveau lombaire (souvent L5 ou S1), pouvant provoquer douleur, fourmillements, engourdissements ou perte de force.

La cause la plus fréquente est une hernie discale lombaire, mais d’autres situations peuvent mimer une sciatique (par exemple une irritation du nerf dans la région fessière) ou donner une douleur irradiée proche.

Si vous ressentez une douleur qui descend dans la jambe, surtout si elle persiste ou limite votre quotidien, un bilan kinésithérapique permet de préciser le mécanisme, d’objectiver les déficits, et de construire un plan de rééducation cohérent.

Symptômes fréquents

Les symptômes varient selon la racine nerveuse concernée et l’intensité de l’irritation :

  • douleur lombaire associée ou non
  • douleur fessière puis irradiée dans la cuisse, la jambe et parfois le pied
  • sensation de décharge électrique, brûlure, tiraillement
  • fourmillements, picotements, engourdissements dans une zone précise
  • diminution de force (par exemple difficulté à marcher sur la pointe des pieds ou sur les talons)
  • douleur influencée par certaines positions : assise prolongée, flexion, toux/éternuement, port de charge (selon les cas)

Causes et facteurs favorisants

Causes fréquentes de sciatique vraie (radiculaire) :

  • hernie discale ou protrusion discale lombaire
  • arthrose et remaniements vertébraux pouvant réduire l’espace autour de la racine (canal lombaire étroit, foraminal stenosis)
  • inflammation/irritation de la racine nerveuse après un épisode mécanique

Facteurs favorisants (non exclusifs) :

  • exposition répétée à des flexions-torsions, manutention, charges
  • sédentarité et déconditionnement (tronc, hanches)
  • reprise sportive trop rapide, fatigue, manque de récupération
  • antécédents d’épisodes lombaires

Important : une douleur qui descend dans la jambe n’est pas toujours une sciatique radiculaire. Une douleur fessière avec irradiation peut aussi venir d’un problème de hanche, de muscles fessiers, ou d’une sensibilité accrue du nerf sans vraie compression.

Quand consulter

Consultez si :

  • la douleur irradiée persiste au-delà de quelques jours ou s’aggrave
  • vous avez des difficultés à marcher, à travailler, à dormir
  • vous sentez des engourdissements nets, une faiblesse, un pied qui “traîne”
  • la douleur descend clairement sous le genou, surtout avec des signes neurologiques

Signaux d’alerte nécessitant une évaluation médicale urgente :

  • troubles urinaires ou fécaux (rétention, incontinence)
  • anesthésie en selle (perte de sensibilité au niveau périnéal)
  • faiblesse qui progresse rapidement
  • douleur insupportable associée à une altération importante de l’état général

Bilan en kinésithérapie

Le bilan vise à distinguer une douleur irradiée mécanique d’une atteinte radiculaire, à mesurer l’irritabilité, et à définir une stratégie.

Il comprend généralement :

  • analyse précise de la douleur (trajet, intensité, facteurs aggravants/soulageants)
  • examen de la mobilité lombaire et des hanches
  • tests neurodynamiques (mise en tension/glissement du nerf) selon tolérance
  • examen neurologique fonctionnel : force, sensibilité, réflexes (selon contexte)
  • tests de provocation et de centralisation/périphérisation des symptômes
  • évaluation des capacités : marche, positions, gestes du quotidien, tolérance à l’effort

Objectif : établir un diagnostic fonctionnel et un plan progressif, adapté à votre profil (travail, sport, antécédents, niveau d’activité).

Prise en charge kinésithérapique

La prise en charge est en général conservatrice en première intention. Les axes varient selon le stade (aigu, subaigu, chronique) et la présentation.

  1. Éducation, rassurance et stratégie d’activité
  • comprendre le mécanisme probable et les facteurs irritants
  • apprendre à doser les activités et à identifier les positions “gagnantes”
  • conseils de gestion de la douleur (pacing, alternance assis/debout, micro-pauses)
  1. Ajustement mécanique et mobilité (si indiqué)
  • mouvements ciblés pour diminuer l’irritation (selon la direction qui soulage)
  • mobilisation douce de la colonne et/ou des hanches, en respectant l’irritabilité
  • travail respiratoire et relâchement des tensions de protection
  1. Renforcement et contrôle moteur
  • stabilisation du tronc (abdominaux profonds, lombaires, contrôle lombo-pelvien)
  • renforcement progressif des hanches et des membres inférieurs
  • réintégration des patterns utiles : se pencher, se relever, porter, pivoter
  1. Travail neurodynamique (si pertinent)
  • techniques de glissement nerveux (plus tolérables que la mise en tension)
  • progression graduelle, sans “forcer” la douleur dans la jambe
  1. Retour aux activités et prévention
  • plan de reprise du sport ou du travail physique
  • ergonomie et stratégies de charge (port de charge, conduite, bureau)
  • consolidation : endurance, tolérance aux positions, capacité à gérer les récidives

Options médicales et examens complémentaires

Selon l’évolution et la présentation clinique, un médecin peut proposer :

  • antalgiques/anti-inflammatoires (selon indication et tolérance)
  • infiltration épidurale ou foraminale dans certains cas
  • imagerie (souvent si signes neurologiques importants, douleur atypique, ou absence d’amélioration après une période adaptée)
  • chirurgie plus rarement, en cas de déficit neurologique significatif/progressif ou douleur persistante malgré une prise en charge bien conduite

La kinésithérapie s’inscrit en complémentarité avec le suivi médical, en priorisant la récupération fonctionnelle.

Exercices recommandés à domicile (principes)

Objectif : diminuer l’irritation, restaurer le mouvement, puis reconstruire la tolérance et la force.

Repères de sécurité

  • un inconfort léger peut être acceptable, mais une douleur qui descend plus bas dans la jambe, qui augmente nettement, ou qui persiste longtemps après l’exercice doit conduire à ajuster
  • privilégier la régularité et la progressivité plutôt que l’intensité

Exemples de familles d’exercices (à individualiser)

  • mouvements directionnels lombaires doux (selon ce qui soulage)
  • activation du tronc en contrôle (gainage adapté, respiration, stabilité)
  • renforcement progressif hanches-fessiers
  • glissements nerveux (neurodynamiques) bien dosés
  • reprise de la marche comme activité de base, en modulant la durée

Évolution et délais

Beaucoup d’épisodes de sciatique s’améliorent en quelques semaines avec une stratégie adaptée. La vitesse de récupération dépend notamment :

  • de l’intensité initiale, de l’irritabilité nerveuse
  • de la présence (ou non) de déficit de force
  • de votre capacité à rester actif de manière dosée
  • de la régularité des exercices et de la progression de charge

L’objectif n’est pas seulement la disparition de la douleur, mais le retour durable aux activités avec des outils concrets pour éviter les rechutes.

Pathologies associées ou diagnostics à différencier

Une douleur irradiée dans la jambe peut aussi évoquer :

  • hernie discale lombaire (cause fréquente de sciatique)
  • cruralgie (douleur antérieure de cuisse, autre racine)
  • syndrome fessier/piriforme (irritation périphérique du nerf, sans racine comprimée)
  • arthrose ou conflit de hanche, tendinopathies fessières
  • canal lombaire étroit (souvent contexte différent, parfois claudication)

Un bilan structuré permet d’orienter correctement la prise en charge.

Foire aux questions (FAQ)

La sciatique est-elle forcément due à une hernie discale
Non. La hernie discale est fréquente, mais d’autres mécanismes existent. L’important est d’identifier ce qui irrite le système nerveux et comment le calmer, puis de reconstruire la fonction.

Faut-il du repos strict
Le repos strict prolongé est rarement la meilleure option. On vise plutôt une activité dosée, en évitant ce qui aggrave clairement et en maintenant ce qui est toléré.

La kinésithérapie peut-elle suffire
Dans de nombreux cas oui, surtout si la prise en charge est progressive, centrée sur la fonction, et accompagnée d’une bonne stratégie d’activité.

Quand s’inquiéter
En cas de perte de force marquée, troubles sphinctériens, anesthésie en selle, ou aggravation rapide, il faut une évaluation médicale urgente.

Tableau synthèse

ÉlémentPoints clés
DéfinitionDouleur irradiée dans la jambe liée le plus souvent à une irritation d’une racine nerveuse lombaire
SymptômesDouleur descendante, décharges, fourmillements, engourdissement, parfois faiblesse
Causes fréquentesHernie/protrusion discale, canal lombaire étroit, irritation radiculaire
Bilan kinéDouleur, mobilité, tests neurodynamiques, examen neurologique fonctionnel, facteurs mécaniques
Traitement kinéÉducation, stratégie d’activité, mouvements ciblés, renforcement du tronc et des hanches, neurodynamiques, reprise progressive
ExercicesMarche dosée, mobilité adaptée, stabilité du tronc, renforcement progressif, glissements nerveux
ÉvolutionSouvent amélioration en semaines ; objectif : retour durable aux activités et prévention

Prendre soin de votre dos

Si vous avez une douleur qui irradie dans la jambe, un bilan kinésithérapique permet d’objectiver la situation et de construire un plan clair, progressif et orienté vers vos objectifs (travail, sport, vie quotidienne).

Adresse
Rue Charles Degroux 117 – 1040 Etterbeek – Bruxelles
Contact
contact@clinic50.be Clinic50

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